Une équipe de chercheurs clermontois vient de présenter un nouveau traitement innovant du cancer du sein dit “triple négatif” devant 18 000 spécialistes à Washington lors du congrès de l’American Association for Cancer Research, la référence en terme de cancer du sein.

Un nouvel espoir pour 15% des femmes porteuses d’un cancer du sein

Frédérique Penault-Llorca et Nina Robin, les deux scientifiques de l’ERTICa à l’origine de cette découverte on mis au point une forme de chimiothérapie pré opératoire pour toutes les femmes dont le cancer du sein ne répond pas aux traitements hormonaux classiques ou au thérapies anti HER2. Cela concernerait environ 15% des 55 000 femmes présentées comme porteuses d’un cancer du sein chaque année en France.

Une étude menée depuis 3 ans auprès de 60 patientes

Ce traitement, mené auprès de 60 patientes auvergnates volontaires permet de réduire la tumeur avant l’opération. Dans près de la moitié des cas, il a même permis de la faire disparaître et ce chiffre atteint même 86% chez les femmes présentant une association de deux marqueurs spécifiques. Les chances d’une guérison définitive sont très élevées si aucune rechute n’est constatée dans les deux ans.

Les prochaines étapes de ce nouveau traitement du cancer du sein

Si le traitement ne sera pas commercialisé avant 4 ans, la recherche se poursuit avec un essai clinique comparatif entre deux groupes de 75 personnes. Cette étape permettra de confirmer les résultats et de comprendre pourquoi certaines femmes ne réagissent pas du toute au traitement. Des chercheurs américains se sont associés au projet.

Un accueil très positif de la communauté scientifique

La présentation de ce nouveau traitement du cancer du sein a été suivie avec un très vif intérêt par les 18 000 spécialistes présents lors du congrès à Washington. Il représente un nouvel espoir pour les femmes atteintes du cancer du sein “triple négatif”, présenté comme une forme très agressive.

Plus d’informations sur le site de France 3 Auvergne.